Les démons de minuit (part. 1)

1 Oct

Vendredi en début de soirée, Bijou m’a fait partager le dilemme qui lui trottait dans la tête : « Je ne sais pas si ne pas boire du tout ce soir, ou commencer tout de suite. »

Le week-end s’annonçait en effet compliqué. Un de nos rares amis est depuis peu le manager d’un centre culturel, et organise tous les week-ends des soirées thématiques, indiennes, espagnoles, arabes (paymatiques ?). Ce weekend, la soirée du vendredi était arabe, celle du samedi irlandaise. Les deux nous tenant à cœur, gérer une sortie du vendredi de manière intelligente afin de combiner amusement et possibilité physique de recommence le lendemain était essentiel.

D’où la question de Bijou. Question amusante pour celui qui connaît Bijou et sait que lui dans un bar un coca sans alcool à la main est bien peu réaliste. Sauf s’il est 9h du mat. Et encore.

Bien évidemment – n’essayons pas ici de faire monter la sauce d’un suspense intenable, ce fut un échec des plus complets, et à l’heure du début de la soirée du samedi nous étions tous deux au lit gémissant pour de mauvaises raisons à manger des sushis tout en essayant de ne pas vomir en même temps. Ça n’allait pas du tout.

Mais revenons plutôt à la soirée du vendredi. Soirée arabe donc. Qui s’est terminée assez vite (ce que d’autres auraient pu comprendre comme un signe de la main du destin, disant quelque chose comme… rentrez à la maison les amis!, vous serez en forme pour la soirée irlandaise demain, qui elle, par contre, sera une sacrée réussite !) (Mais pas nous).

Non, nous, nous avons pris le chemin d’une autre soirée, une soirée rockabilly. Entendons-nous sur le fait que c’est assez difficile à refuser.

On est bien d’accord, ça a l’air extra.

Pour faire simple, on se serait cru dans Retour vers le futur, quand le héros danse avec sa maman comme un petit fou. Avec en plus, au cas où ça ne suffirait pas, des messieurs habillés comme Elvis remontant prestement leurs pantalons autour de leur zizi (leurs zizis ? Je sais jamais) pour pouvoir poser jambe sur l’estrade, se pencher en avant et se passer deux trois coups de peigne langoureux dans chevelure luisante et déjà parfaitement collée au crâne. Tout en effectuant des petits mouvements de hanche pour suivre le rythme, et sans un sourire, non non. Ils y croyaient, ou ils étaient assez forts pour réussir à me faire croire qu’ils y croyaient.

Ah, on s’est bien amusés, aurions-nous pu nous écrier une fois rentrer à la maison.

Si nous étions rentrés à la maison.

A suivre…

(Eeh j’ai pas dit que c’était intéressant qu’on ne s’y méprenne pas, mais là c’est un peu long).

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